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Salade de tortellini

Quelle penderie digne de ce nom ne recèle pas, sagement pendue à son cintre ou lamentablement esquichée contre ses semblables, faute de place, une parfaite petite robe noire ? LA robe de toutes les situations, celle qu’on peut judicieusement accessoiriser et porter en n’importe quelle circonstance plus ou moins festive de l’existence (mariage de la cousine Sylvaine, bar-mitsva, entretien d’embauche de la dernière chance, courses au Super U …) ? Cette salade de pâtes est, en quelque sorte, la petite robe noire des dînettes estivales : égayée d’une chiffonnade de jambon de Parme, elle fait merveille lors d’une garden partie ; agrémentée de quelques billes de mozzarella di buffala, elle devient star du pique-nique ;  deux ou trois copeaux de parmesan et une poignée de pignons de pin et hop, elle vole la vedette aux grillades du barbecue.

salade de tortellini

Pour quatre personnes :

  • un paquet de 250 g de Tortellini con Prosciutto e Formaggio Barilla
  • 100 g de pesto (en conserve, c’est très bien)
  • une douzaine de tomates séchées à l’huile
  • 250 g de tomates cerises
  • une grosse poignée de roquette
  • une larme de vinaigre balsamique
  • sel et poivre
  • quelques accessoires : jambon de Parme, copeaux de parmesan, billes de mozzarella, pignons de pin…

Faire cuire les tortellini comme indiqué sur le paquet (c’est à dire une douzaine de minutes dans de l’eau bouillante salée) . Pendant ce temps, laver et couper les tomates cerises en deux, détailler les tomates séchées en lanières. Rincer et sécher la roquette.

Quand les pâtes sont cuites, les égoutter soigneusement et les mettre dans un saladier. Ajouter le pesto sur les pâtes encore chaudes, et mélanger afin qu’elles s’en imprègnent bien. Laisser refroidir quelques minutes.

Ajouter les tomates cerises et les lanières de tomates séchées, mélanger encore une fois.

Disposer dans chaque assiette un peu de roquette sur la salade de tortellini. Assaisonner d’une goutte de vinaigre, de sel et de poivre.

Accessoiriser, savourer et méditer.

Clafoutis alternatif

La saison des cerises, c’est un peu comme le festival de Cannes et Roland Garros : on l’attend avec impatience, pas parce qu’on est particulièrement fan du fruit en question (ni du cinéma d’auteur ou du tennis sur terre battue, d’ailleurs), mais juste parce que c’est un indicateur irréfutable de l’arrivée imminente de l’été. Le problème , c’est que la cerise ne se prête pas tellement à la pâtisserie. Alors on fait des clafoutis, vu que c’est facile et que, globalement, tout le monde aime ça. Et comme il ne dure pas éternellement, le temps des cerises, et qu’il faut en profiter, le rythme devient frénétique. On fait des clafoutis à la chaîne, en bon stakhanoviste. Jusqu’à l’écoeurement.

Cette recette totalement déviante, teintée de bolchévisme, permet de ne pas sombrer dans la monomanie. Voici donc le Clafoutis Cerises Calissons Pistaches (ou CCCP) :

clafoutis cerises calissons pistaches

Pour six personnes :

  • 350 g de cerises
  • 4 calissons
  • 2 dl de crème fluide
  • 60 g de pistaches non salées
  • 2 oeufs
  • 40 g de beurre demi sel
  • 40 g de sucre

Faire préchauffer le four à 180 °C.

Dans un blender, mixer les calissons (au préalable découpés en morceaux), la crème fluide et les pistaches. Faire fondre le beurre.

Mélanger dans un bol le beurre fondu, la crème aux pistaches et aux calissons, les oeufs et le sucre.

Laver et équeuter les cerises (c’est inutile de les dénoyauter) , les mettre dans un moule et les recouvrir de la préparation.

Enfourner et cuire environ 30 minutes. Laisser refroidir.

A déguster accompagné d’un Russe Blanc. Sans rancune.

Salade de pommes de terre pour feignasses

Dimanche dernier, les options étaient au nombre de trois :

- s’armer de sa carte d’électeur et accomplir son devoir de citoyen en affrontant l’ambiance morose du bureau de vote de sa circonscription

- s’armer d’un bouquet de fleurs (d’un poème/d’un collier de nouilles/d’un gâteau au yaourt home made) et accomplir son devoir filial en affrontant gigot-flageolets-profiteroles, spécial fête des Mères, qui transforment la digestion en une épreuve de fond

- s’armer de son nécessaire à pique-nique, garni d’une délicieuse et très digeste salade de pommes de terre et d’une poignée de fraises. Ne rien accomplir du tout du tout. Affronter régulièrement la file d’attente de la buvette pour se ravitailler en boissons fraîches. A l’occasion, risquer un déhanché lascif face à la Sainte Victoire.

Les fils indignes dénués de tout sens civique ont choisi leur camp.

Salade de pommes de terre

Pour une lunch-box, préparée en deux temps trois mouvements :

  • 1 kilo de pommes de terre nouvelles à chair ferme, type ratte.
  • 1 oignon tige (cébette) ou une petite botte de ciboulette
  • de l’huile d’olive
  • le jus d’un citron
  • du sel et du poivre

Faire cuire les pommes de terre, de préférence à la vapeur. Elles doivent rester fermes. Une fois tièdes, les peler et les couper en morceaux de taille moyenne. Couper l’oignon tige en fines rondelles (ou ciseler la ciboulette). L’ajouter aux pommes de terre, qu’il faudra assaisonner d’huile d’olive et de jus de citron. Saler et poivrer. Dans cette salade, c’est l’assaisonnement qui fait tout, il faut le savoir. Déguster tiède, vautré dans l’herbe.

Que ceux qui se voient rongés de remords, accablés par leur mauvaise conscience se rassurent. Ils pourront toujours se  faire pardonner leur incartade champêtre dimanche prochain : c’est la fête des Pères.