Soupe au pistou
Chaque été, vers la fin du mois d’août, le même phénomène se produit. Dans un périmètre géographique assez restreint (qui se limite plus ou moins à la région PACA), on se met en quête de cocos et on prépare la soupe au pistou. Ou plus exactement, on fait le pistou. Et, à bien y réfléchir, c’est une pratique plutôt étrange, une sorte de coutume héritée du fond des âges, un inexplicable réflexe archaïque. Alors que la température avoisine les 30 °C à la tombée de la nuit, et qu’il ne viendrait à l’esprit d’aucune personne en possession de toutes ses facultés de convoiter un cassoulet ou une potée auvergnate, le Provençal, lui, fait fi de la canicule et se délecte de pistou. Servi brûlant et très consistant.

Pour beaucoup (une douzaine de personnes) :
- 700 g de cocos blancs (environ 350 g écossés)
- 700 g de cocos rouges (idem)
- 300 g de haricots verts
- 500 g de haricots plats (écheleurs)
- 1 kg de courgettes
- 500 g de pommes de terre
- 300 g d’oignons
- 250 g de carottes
- 300 g de pâtes à potage (type “couronnes” de Panzani, par exemple)
- 3 tomates mûres (si possible mondées, sinon, ça n’est pas très grave)
- 5 gousses d’ail
- un pied de basilic
- 7 cl d’huile d’olive
- sel et poivre
Prendre son mal en patience et écosser les haricots blancs et rouges. Rincer soigneusement les courgettes, les haricots plats et les haricots verts. Équeuter les haricots, puis couper les haricots plats en trois tronçons et les haricots verts en deux. Éplucher les oignons et les couper en rondelles. Mettre tous les haricots et les rondelles d’oignons dans une très grosse cocotte ou dans un couscoussier, verser de l’eau jusqu’à les recouvrir complètement. Mettre un couvercle et laisser cuire à petits bouillons pendant une demie heure.
Éplucher les carottes et les pommes de terre. Couper les carottes en dés d’un demi centimètre, les pommes de terre et les courgettes en plus gros dés (un ou deux centimètres). Au bout d’une demie heure, ajouter les carottes, les pommes de terre et les courgettes dans la cocotte. Remettre un peu d’eau si besoin. Saler généreusement. Couvrir, et poursuivre la cuisson à feu doux pendant 45 minutes.
Préparer le pistou :
- méthode traditionnelle : dans un mortier, pilonner l’ail, ajouter les tomates coupées en dés puis les feuilles de basilic rincées au préalable. Ajouter l’huile d’olive petit à petit. Cela doit prendre la consistance d’une pommade. C’est long et pénible.
- méthode moderne : empoigner fermement son blender, y insérer l’ail écrasé, les feuilles de basilic, les morceaux de tomate. Ajouter l’huile d’olive et mixer. C’est propre et rapide.
Dix minutes avant de servir, ajouter les pâtes. Quand elles sont cuites, éteindre le feu et ajouter le pistou. Saler et poivrer. Mélanger. Le basilic perd sa saveur à la cuisson, il est donc indispensable d’attendre le dernier moment avant de l’ajouter à la soupe.
Servir très chaud, ou bien oublier la soupe dans une boite, au fond du congélateur. En novembre, quand il fera gris, froid et nuit dès 17h, il y en a qui seront bien contents de retrouver le goût du mois d’août dans leur assiette.
Avec cette recette, la Provence s’invite en Grèce grâce au jeu 1001 soupes.



