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Soupe crémeuse aux topinambours

NASSER joue à la Machine à Coudre vendredi 4 décembre. Le rapport avec les topinambours ? Aucun.

soupe crémeuse aux topinambours

Pour 4 à 6 personnes :

  • 1,3 kg de topinambours
  • 400 g de pommes de terre (farineuses, pour la soupe)
  • 1 poireau
  • 2 cubes de bouillon (de volaille ou de légumes)
  • 25 cl de crème liquide légère
  • du sel et du poivre
  • des graines de pavot ou de sésame noir (absolument nécessaires, c’est pour la déco)

Faire pré cuire les topinambours non pelés une vingtaine de minutes à l’eau bouillante (ou dans un cuit-vapeur). Les laisser tiédir. La partie ingrate de la recette consiste à peler les topinambours, et c’est rien de le dire. Adoucir la tâche en écoutant ghb, par exemple. Essayer de peler les topinambours en rythme, juste pour voir.

Éplucher les pommes de terre. En comparaison, c’est de la rigolade. Les couper en  cubes . Nettoyer soigneusement le poireau (en le coupant en rondelles et en les faisant tremper un petit moment dans l’eau).

Porter à ébullition 2 litres d’eau et y laisser dissoudre les cubes de bouillon. Ajouter les rondelles de poireau, les pommes de terre et les topinambours pelés et coupés en morceaux de la taille des cubes de pommes de terre. Couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes. Les pommes de terre et les topinambours doivent être tendres.

Quand ils sont cuits, sortir les légumes du bouillon à l’aide d’une écumoire. Les passer au blender en ajoutant un peu de bouillon afin obtenir une soupe mixée mais pas totalement lisse. Il est possible de rajouter du bouillon, mais la soupe ne doit pas être trop liquide (elle doit avoir la consistance d’une purée).  Saler et poivrer. Réserver cette soupe au chaud, dans une casserole.

Prélever un tiers de la soupe à l’aide d’une louche et la mettre dans le blender. Ajouter la crème liquide et mixer quelques instants, jusqu’à ce que le mélange mousse. Rectifier l’assaisonnement.

Répartir la soupe très chaude dans les assiettes et verser dessus la crème mousseuse. Saupoudrer de graines de pavot ou de sésame noir.  Apprécier.

D’après la recette du cappuccino de topinambour aux magrets fumés, dans Cuisine et vins de France n°88 (Novembre 2002).

Daube de joue de bœuf

Avant un premier repas en tête à tête, il est pertinent de se demander quel plat servir pour emballer à coup sûr. Eh bien, la daube de joue de bœuf est toute indiquée. Elle présente l’intérêt non négligeable de ne pas demander de préparations hasardeuses et compliquées (ce qui est fort appréciable quand on rencontre des difficultés de concentration et une sudation excessive au niveau des mains à quelques heures d’un rendez-vous amoureux), elle mijote doucement et laisse le temps de se focaliser sur une sélection musicale appropriée à la situation. Évidemment, les plus hardi(e)s peuvent servir de la langue ou de la queue de bœuf. C’est un parti pris.

Novembre est traditionnellement le mois des produits tripiers (cette information risque de réconcilier un paquet de gens avec le mois de novembre). La recette suivante concourt dans le cadre du Grand Défi Tripier 2009, et pour voter pour elle, c’est ici que ça se passe.

daube de joue de boeuf

Pour 6 personnes ( ou trois rencards) :

  • 1,4 kg de joue de bœuf (2 joues)
  • 200 g de poitrine fumée
  • 2 oignons jaunes
  • 250 g de carottes
  • 4 gousses d’ail
  • 1 cuillère à soupe de double concentré de tomate
  • 1 ou 2 feuilles de laurier
  • 5 clous de girofle
  • 10 grains de poivre
  • 1 cuillère à soupe de fécule de maïs (ou de farine de blé)
  • 1 bouteille de vin rouge
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • du sel

Couper les joues en gros dés (d’environ 80 g). Émincer en fines rondelles carottes et oignons. Enlever la peau des gousses d’ail et les écraser avec le plat d’un couteau.

Faire mariner toute une nuit les dés de viande avec l’ail, l’oignon, les carottes, le laurier, le poivre, les clous de girofle et le vin. Ne pas oublier de saler.

Détailler la poitrine en allumettes. Faire revenir ces allumettes dans une cocotte avec un peu d’huile d’olive. Pendant ce temps, retirer les dés de joue de la marinade, à l’aide d’une écumoire. Bien les égoutter. Faire revenir les cubes de bœuf avec la poitrine fumée environ 10 minutes, le temps qu’ils brunissent. Ajouter la fécule ou la farine, mélanger afin d’enrober la viande.

Retirer les dés de bœuf et la poitrine de la cocotte, et réserver dans un plat. Remettre un peu d’huile dans la cocotte, y faire revenir l’oignon, l’ail et la carotte retirés de la marinade à l’aide d’une écumoire. Laisser suer une dizaine de minutes.

Ajouter la viande réservée dans le plat, le vin de la marinade (en essayant d’ôter 2 ou 3 clous de girofles, sinon c’est un peu fort en goût),et le concentré de tomate. Porter à ébullition. Mouiller à hauteur avec de l’eau, afin que la viande soit recouverte de liquide. Saler. Couvrir et baisser le feu au minimum.

Laisser cuire 3 heures à couvert et à feu très doux. Remuer de temps à autres.

Servir (le lendemain c’est meilleur) avec de la polenta ou de grosses pâtes en forme de coquillages au nom imprononçable.  Ou avec des penne.

Prévoir du fil interdentaire à profusion.

Wok de petites racines

Dumè et Nawal organisent tous les mois un chouette concours photographique culinaire ET littéraire. Ce mois-ci, les champignons sont à l’honneur. Tous les champignons. À l’exclusion, bien entendu, des mycoses dermatologiques et gynécologiques. Quoique.

Et sinon, on en fait quoi de ces racines moches et terreuses qui trainent au fond du panier de l’AMAP ?

wok de petites racines

Pour 4 personnes :

  • une botte de radis
  • une botte de petits navets
  • une botte de toutes petites carottes
  • quelques topinambours
  • quelques petits radis noirs
  • de l’huile d’olive
  • un peu de fleur de sel
  • poivre moulu

Ôter le maximun de terre sur les racines. Nettoyer soigneusement les racines sous l’eau en utilisant si possible une petite brosse . Les couper en morceaux de taille à peu près identique, pas trop petits.

Dans un grand wok (l’usage de celui de la série Jamie Oliver pour Téfal provoque d’intenses moments de  béatitude), faire chauffer un peu d’huile d’olive. Quand l’huile est bien chaude, jeter les racines dans le wok et les laisser cuire à feu vif 10 à 15 minutes. Remuer régulièrement à l’aide d’une cuillère en bois pour ne pas rayer le wok. Les racines doivent demeurer croquantes.

Assaisonner avec le poivre moulu et la fleur de sel, et rien d’autre. Le retour aux racines a du bon.