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Soissons, seiches fraîches et chorizo

Recette très prisée par les orthophonistes.

soissons, seiches et chorizo

Pour 4 personnes :

  • 1 bocal de 400 g de haricots Soisson
  • 350 g de petites seiches fraîches, vidées et nettoyées
  • 200 g de chorizo plus ou moins fort
  • 1 bocal de cœurs d’artichauts à l’huile, façon antipasti (environ 280 g)
  • 200 g de tomates cerises
  • 1 gousse d’ail
  • 1 brin de persil
  • de l’huile d’olive
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
  • du sel et du poivre

Égoutter et rincer les haricots. Passer les tomates sous l’eau, les couper en deux (ou en quatre si elles sont de belle taille). Sortir les cœurs d’artichauts de l’huile et les couper en deux. Mélanger haricots, tomates et artichauts dans un saladier. Saler et poivrer.

Couper le chorizo en rondelles pas trop épaisses, les faire poêler quelques minutes sans ajouter d’huile. Les rondelles doivent colorer légèrement, sans trop brunir. Réserver les tranches de chorizo, mais conserver dans la poêle la matière grasse rendue au cours de la cuisson.

Rincer les seiches, puis les sécher dans du papier absorbant. Détailler le corps des seiches (le “blanc”) en lanières, et conserver les tentacules. Utiliser la poêle qui a servi à la cuisson du chorizo, ajouter un peu d’huile d’olive. Faire cuire les lanières et les tentacules de seiches à feu vif, environ 5 minutes. Procéder en deux fois : elles ne doivent pas rendre trop d’eau, au risque de bouillir dans leur jus (et de devenir caoutchouteuses).

Mettre les seiches et le chorizo tièdes dans le saladier. Ajouter la gousse d’ail écrasée au presse-ail et un peu de persil haché (effeuiller le persil dans un verre et le hacher à l’aide d’une paire de ciseaux, c’est très efficace). Assaisonner à l’aide du vinaigre balsamique et de l’huile d’olive. Saler et poivrer si nécessaire.

D’autres exercices d’articulation ?

Et pour d’autres recettes ultra  rapides à préparer (et à prononcer), c’est chez Cathy et Requia que ça se passe.

Velouté de champignons

Pour certains, automne rime avec balades bucoliques en famille, cueillette de champignons et de bogues de châtaignes, couleurs flamboyantes et odeurs de sous-bois, brame du cerf, longues soirées au coin du feu. Et puis pour d’autres, novembre sent la déprime à plein nez. Mathématiquement, cette asthénie s’explique très bien : temps pourri + disparition du soleil vers 17h + 680 euros de taxe d’habitation = le compte est bon.

Pour les urbains qui vivent sous psychotropes dans un petit deux pièces sans cheminée, voici une recette de saison qui dame le pion à la célèbre Richesse d’automne, de Liebig. En ce qui concerne la cueillette des champignons, le primeur du coin fera très bien l’affaire.

velouté de champignons

Pour 4 personnes :

  • 400 g de champignons de Paris
  • 300 g de girolles
  • 200 g de pommes de terre
  • 1 cuillère à soupe d’échalote hâchée (surgelée, c’est pas mal du tout)
  • 2 cubes de bouillon de champignon (de la marque Star, par exemple)
  • 20 g de beurre
  • 20 cl de crème liquide
  • du sel et du poivre

Nettoyer les champignons en les passant rapidement sous l’eau. Ôter la partie terreuse des pieds et les couper en deux (les champignons, pas les pieds).  Éplucher les pommes de terre et les couper en morceaux pas trop gros.

Dans une sauteuse, faire revenir les girolles dans un peu de beurre. Elles doivent rendre leur eau. Au bout d’une dizaine de minutes, réserver les girolles (et leur jus de cuisson) dans un bol. Faire suer les échalotes dans le restant de beurre, puis ajouter les champignons de Paris. À leur tour, ils doivent rendre leur eau en cuisant. Cela prend une dizaine de minutes. Au bout de ce temps, verser 1 litre d’eau dans la sauteuse, puis ajouter les morceaux de pommes de terre, les girolles (il faut en conserver quelques unes ) et leur jus de cuisson, et les deux cubes de bouillon. Laisser cuire une vingtaine de minutes à petits bouillons.

Quand c’est cuit, il faut mixer les pommes de terres et les champignons avec le bouillon (dans un blender ou à l’aide d’un mixeur plongeant), puis ajouter la crème liquide. Remettre le velouté dans une casserole pour le faire réchauffer quelques minutes, saler et poivrer. Si nécessaire, allonger le velouté en ajoutant un peu de bouillon.

Au moment de servir, verser le velouté très chaud dans les assiettes, et ajouter les girolles mises de côté.

Penser à égailler la table de quelques chrysanthèmes, c’est de saison.

Pour les buses et autres feignasses, il est toujours envisageable de dégainer sa brique de Liebig, mais dans ce cas-là, il va falloir faire preuve de beaucoup de créativité.

Lapin au cidre

La filière cunicole (à ce propos, le terme “cunicole” mériterait d’être davantage utilisé,  tout comme  “cénobite” et  “nycthémère”, mais pas forcément dans la même phrase) française est en crise. À la lecture du très instructif Cuniculture Magazine, l’une des causes de ce problème, somme toute peu relayé par les médias traditionnels, devient limpide. Tout est lié au, et là, attention, citation : “comportement irresponsable de quelques ayatollahs végétariens réunis en association qui, soit disant au nom de la défense du bien être des animaux et de la liberté d’expression, cherchent à saboter la filière cunicole française. Ils semblent totalement ignorer les bases même de la vie en démocratie : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Au fait, qui leur a dit à ces végétariens que les plantes dont ils se délectent ne souffraient pas quand elles sont arrachées sans ménagement de leur terre nourricière ou coupées en morceaux encore vivantes ? Que font-ils pour éviter que les plantes soufrent ? (sic)” Fin de citation. Respiration.

Quelqu’un reprendra bien un peu de lapin ?


lapin au cidre

Pour 6 personnes :

  • 1, 2 kg de découpes de lapin (râbles et gigolettes)
  • 1 bouteille (0, 75 l) de cidre brut
  • 2 oignons
  • 15 cl de crème liquide
  • 2 cuillères à soupe d’huile
  • sel et poivre

Émincer les oignons. Mettre l’huile dans une cocotte en fonte (pas trop grande) , puis les oignons émincés et les faire suer quelques minutes. Ajouter les morceaux de lapin et les faire dorer rapidement sur toutes les faces. Saler. Verser le cidre, attendre l’ébullition, puis couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter 40 – 50 minutes à feu doux, en mélangeant de temps en temps.

Ôter le couvercle, augmenter le feu et laisser évaporer le cidre pendant une vingtaine de minutes. Quand la sauce est très réduite, ajouter la crème, poivrer et saler si nécessaire. Mélanger une dernière fois. Le lapin est cuit quand la chair se détache facilement des os.

Servir avec des gnocchi ou tout autre chose.

Et si, pour une fois, on écoutait le point de vue du lapin ?

NB : lire impérativement l’édifiant billet de Primus (écouter par la même occasion Lapin Machin, et comme ça, la boucle est bouclée) .