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Carrot cake

Ceci est la meilleure recette de carrot cake du monde*. En toute modestie.

carrot cake

Pour 8 personnes, voire plus :

  • 480 g de carottes râpées
  • 4 œufs
  • 300 g de farine
  • 240 g de sucre roux
  • 150 de beurre salé mou
  • 150 g de noix
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 cuillère à café de gingembre en poudre
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide
  • 20 g de gingembre confit (facultatif. Non, finalement, pas facultatif)
  • 250 g de mascarpone à température ambiante
  • 80 g de sucre glace
  • le jus d’1/2 citron

Préchauffer le four à 180 °C (th 6). Dans un saladier, battre les œufs et le sucre jusqu’à obtenir une consistance mousseuse et légère. Ajouter le beurre très mou (mais pas fondu) puis la farine, la levure, le bicarbonate, la cannelle, le gingembre en poudre, la vanille. Mélanger jusqu’à homogénéisation. Réduire les noix en une poudre grossière (utiliser un blender). L’ajouter à l’appareil. Enfin, incorporer les carottes râpées et le gingembre confit coupé en très petits morceaux.

Verser la préparation dans un moule (ici, un moule à charnière rond de 21 cm de diamètre et de 6 cm de haut), chemisé de papier sulfurisé et enfourner pour 40 minutes environ. Au terme de la cuisson, la lame d’un couteau planté au centre du gâteau doit ressortir sèche.

Préparer le glaçage : mélanger au batteur le mascarpone, le sucre glace et le jus du demi citron. Réserver au frais.

Le lendemain, démouler le gâteau et le napper de glaçage à l’aide d’une spatule souple ou, à défaut, d’un couteau.

Ce gâteau se conserve au frais.

* Sondage Ipsos réalisé auprès d’un échantillon non représenatif de Toulonnais totalement  acquis à la cause.

Et puisque c’est de saison, voici le cadeau bonus de Noël.

Won-ton au potiron & à la sauge

Noël n’est pas une fatalité. Quelques simples précautions appliquées rigoureusement permettent d’y survivre sans trop de dommages :

  1. bannir les enfants de son entourage proche. C’est la base.
  2. Éviter soigneusement  les centres commerciaux, les marchés de Noël  et leurs cabanes en bois d’inspiration lapone, et tous les lieux qui diffusent du Tino Rossi et des chants d’enfants agrémentés de grelots.
  3. S’habiller en noir. Faire semblant d’aller mal. S’il le faut, simuler la dépression (écouter Show de Beth Gibbons aide, incontestablement).
  4. Militer ostensiblement contre le gavage des oies. Fabriquer son propre foie gras végétal et l’offrir à ses collègues de travail, sans sourciller.
  5. Si possible, partir. Loin.
  6. Surtout, ne pas aller chez Ikéa. Sous aucun prétexte. Les bougies chauffe-plat, on peut les acheter ailleurs.
  7. Ne rien cuisiner à base de dinde, de cannelle, de saumon ou de truffe. Continuer envers et contre tous à manger de la courge. De toute façon, en cette saison, il n’y a que ça (et des blettes) dans le panier de l’ AMAP.

raviolis à la courge

Pour 4 personnes :

  • 600 g de potiron
  • 30 g de poudre de noisette
  • 2 cuillères à soupe d’échalotes hachées (surgelées)
  • 1 paquet de pâtes à won-ton
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • du sel et du poivre
  • 50 g de beurre salé
  • quelques feuilles de sauge
  • 2 cubes de bouillon de légumes

Enlever la peau et les graines du potiron. Le détailler en cubes et le faire cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’il soit très tendre. Quand il est cuit, écraser finement le potiron en ôtant l’excès d’eau.

Dans une sauteuse ou une grande poêle, faire suer les échalotes dans l’huile d’olive. Ajouter le potiron écrasé et laisser évaporer le maximum d’eau afin qu’il “sèche”. Incorporer la poudre de noisette, saler et poivrer. Laisser refroidir.

Garnir le centre de chaque feuille de won-ton d’une noisette de farce. Mouiller la bordure de la feuille à l’aide d’un pinceau (ou d’un doigt) trempé dans de l’eau. Plier la feuille en diagonale, de manière à obtenir un ravioli de forme triangulaire. Chasser l’air en plaquant bien la feuille sur la farce, sans pour autant l’étaler. Souder les bordures de la feuille en la repliant et en appuyant fortement sur le petit rebord ainsi formé. Le ravioli doit être hermétiquement fermé, faute de quoi il se vide de sa substance en cuisant, ce qui peut avoir des conséquences désastreuses sur le moral. Répéter l’opération jusqu’à épuisement de la farce (et du cuisinier). Entreposer les ravioli à plat, en une seule couche, sur un plateau saupoudré de Maïzena (ou de farine). On doit obtenir environ 3 douzaines de ravioli.

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre coupé en dés. Ajouter les feuilles de sauge qui doivent infuser dans le beurre quelques minutes à feu très doux. Réserver ce beurre à la sauge.

Faire bouillir 2 litres d’eau dans une casserole. Y jeter les cubes de bouillon. Quand le bouillon est dissout, y plonger une dizaine de ravioli et laisser cuire 1 à 2 minutes. Retirer les ravioli à l’aide d’une écumoire, les réserver  au chaud dans un plat et les napper d’un peu de beurre à la sauge. Procéder ainsi jusqu’à ce que tous les ravioli soient cuits. Verser une louche de bouillon de légumes très chaud, ainsi que le reste de beurre à la sauge sur les ravioli. Saler et poivrer si nécessaire. Déguster sans attendre, avec des baguettes, une fourchette ou avec les doigts.

On trouve la pâte à won-ton dans les épiceries asiatiques (qui ont le mérite de ne pas saouler leurs clients avec des chants de Noël), par exemple chez Tam-Ky.

Pour une recette beaucoup plus “esprit de Noël” (et beaucoup plus classe, aussi), c’est chez Dada que ça se passe.

Millas remanié

Ou comment faire manger de la courge à une frange de population globalement hostile à l’ingestion de citrouille (l’ adolescent efflorescent ; le trentenaire barbu et urbain, qui  différencie difficilement une betterave d’une aubergine et qui croit dur comme fer que le grison -vague cousin assonant du bison- est un animal comestible, rapport à la viande des Grisons).

Malheureusement, cette recette ne fonctionne ni avec les choux de Bruxelles, ni avec le foie de veau.

millas remanié

Pour un moule à cake :

  • 800 g de courge pelée et épépinée
  • 125 g de sucre
  • 125 g de farine de maïs (pas de polenta ni de fécule, de la FARINE)
  • 3 œufs
  • 60 g de beurre fondu
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 toute petite pincée de gingembre en poudre et/ou de cannelle moulue (facultatif)
  • 100 g de cerneaux de noix
  • une bouteille de sirop d’érable

Faire cuire à la vapeur la courge coupée en morceaux pendant 30 minutes. Une fois cuite, laisser la courge s’égoutter.

Dans un grand bol, écraser la courge (elle ne doit pas rendre trop d’eau, sinon, il faut retirer l’excédent) à l’aide d’une fourchette ou d’un presse-purée. Ajouter le sucre, la farine, les épices et la levure. Mélanger, puis ajouter les œufs, le beurre fondu et l’extrait de vanille. Mélanger encore.

Préchauffer le four thermostat 7. Verser l’appareil dans un moule en silicone, ou dans un moule traditionnel beurré. Cuire 35 minutes environ (la lame du couteau enfoncée dans le gâteau doit ressortir sèche).

Laisser refroidir. Démouler et arroser copieusement de sirop d’érable. Parsemer de cerneaux de noix. Prévoir un supplément de sirop et de noix pour les gourmands invétérés. Fonctionne aussi avec du caramel liquide.

On trouve de la farine de maïs dans les magasins bio.

Petite précision sémantique : le millas est une préparation à base de maïs, issue du sud-ouest. Il n’y a apparemment aucun consensus autour de la recette, vu qu’on trouve des millas salés avec du gruyère ou de la sauce tomate, d’autres aromatisés à la fleur d’oranger, au pastis, à l’amande amère.

Au début des années 90, Michel Gondry a fait manger du mia à pas mal de gens. Et c’était plutôt bon.