Lapin au cidre
La filière cunicole (à ce propos, le terme “cunicole” mériterait d’être davantage utilisé, tout comme “cénobite” et “nycthémère”, mais pas forcément dans la même phrase) française est en crise. À la lecture du très instructif Cuniculture Magazine, l’une des causes de ce problème, somme toute peu relayé par les médias traditionnels, devient limpide. Tout est lié au, et là, attention, citation : “comportement irresponsable de quelques ayatollahs végétariens réunis en association qui, soit disant au nom de la défense du bien être des animaux et de la liberté d’expression, cherchent à saboter la filière cunicole française. Ils semblent totalement ignorer les bases même de la vie en démocratie : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Au fait, qui leur a dit à ces végétariens que les plantes dont ils se délectent ne souffraient pas quand elles sont arrachées sans ménagement de leur terre nourricière ou coupées en morceaux encore vivantes ? Que font-ils pour éviter que les plantes soufrent ? (sic)” Fin de citation. Respiration.
Quelqu’un reprendra bien un peu de lapin ?

Pour 6 personnes :
- 1, 2 kg de découpes de lapin (râbles et gigolettes)
- 1 bouteille (0, 75 l) de cidre brut
- 2 oignons
- 15 cl de crème liquide
- 2 cuillères à soupe d’huile
- sel et poivre
Émincer les oignons. Mettre l’huile dans une cocotte en fonte (pas trop grande) , puis les oignons émincés et les faire suer quelques minutes. Ajouter les morceaux de lapin et les faire dorer rapidement sur toutes les faces. Saler. Verser le cidre, attendre l’ébullition, puis couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter 40 – 50 minutes à feu doux, en mélangeant de temps en temps.
Ôter le couvercle, augmenter le feu et laisser évaporer le cidre pendant une vingtaine de minutes. Quand la sauce est très réduite, ajouter la crème, poivrer et saler si nécessaire. Mélanger une dernière fois. Le lapin est cuit quand la chair se détache facilement des os.
Servir avec des gnocchi ou tout autre chose.
Et si, pour une fois, on écoutait le point de vue du lapin ?
NB : lire impérativement l’édifiant billet de Primus (écouter par la même occasion Lapin Machin, et comme ça, la boucle est bouclée) .

Eol a dit:
02 nov 09 à 22 h 03 minCa fait trop lgtps que je n’ai pas mangé de lapin et quelle belle recette que tu présentes.
santamaria a dit:
04 nov 09 à 0 h 09 minIl y a quelques nycthémères, je consultais justement le site associationmetis.com d’un auguste ami… Quelle coïncidence !
belle lurette a dit:
04 nov 09 à 17 h 54 minBien joué, Marie, mais “nycthémère”, c’était le plus facile. Essaie un peu avec “cénobite”, pour voir…
santamaria a dit:
04 nov 09 à 22 h 57 minAvec une foi de cénobite républicaine, je rempilerai demain. Pas toi : cette foi-là ne te parle… plus ? pas ? Amen.
Le foie par ailleurs est excellent pour retaper les déminéralisées de notre acabit. Tu as quelque chose à proposer pour nous revigorer ?
Blague à part et pour revenir à mon cénobitisme, tu as consulté le site que je mentionnais ?