Millas remanié
Ou comment faire manger de la courge à une frange de population globalement hostile à l’ingestion de citrouille (l’ adolescent efflorescent ; le trentenaire barbu et urbain, qui différencie difficilement une betterave d’une aubergine et qui croit dur comme fer que le grison -vague cousin assonant du bison- est un animal comestible, rapport à la viande des Grisons).
Malheureusement, cette recette ne fonctionne ni avec les choux de Bruxelles, ni avec le foie de veau.

Pour un moule à cake :
- 800 g de courge pelée et épépinée
- 125 g de sucre
- 125 g de farine de maïs (pas de polenta ni de fécule, de la FARINE)
- 3 œufs
- 60 g de beurre fondu
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 cuillère à café d’extrait de vanille
- 1 toute petite pincée de gingembre en poudre et/ou de cannelle moulue (facultatif)
- 100 g de cerneaux de noix
- une bouteille de sirop d’érable
Faire cuire à la vapeur la courge coupée en morceaux pendant 30 minutes. Une fois cuite, laisser la courge s’égoutter.
Dans un grand bol, écraser la courge (elle ne doit pas rendre trop d’eau, sinon, il faut retirer l’excédent) à l’aide d’une fourchette ou d’un presse-purée. Ajouter le sucre, la farine, les épices et la levure. Mélanger, puis ajouter les œufs, le beurre fondu et l’extrait de vanille. Mélanger encore.
Préchauffer le four thermostat 7. Verser l’appareil dans un moule en silicone, ou dans un moule traditionnel beurré. Cuire 35 minutes environ (la lame du couteau enfoncée dans le gâteau doit ressortir sèche).
Laisser refroidir. Démouler et arroser copieusement de sirop d’érable. Parsemer de cerneaux de noix. Prévoir un supplément de sirop et de noix pour les gourmands invétérés. Fonctionne aussi avec du caramel liquide.
On trouve de la farine de maïs dans les magasins bio.
Petite précision sémantique : le millas est une préparation à base de maïs, issue du sud-ouest. Il n’y a apparemment aucun consensus autour de la recette, vu qu’on trouve des millas salés avec du gruyère ou de la sauce tomate, d’autres aromatisés à la fleur d’oranger, au pastis, à l’amande amère.
Au début des années 90, Michel Gondry a fait manger du mia à pas mal de gens. Et c’était plutôt bon.

Coulomb a dit:
10 déc 09 à 9 h 29 minah mon gateau préféré… dans le domaine public, ça va que je suis partageuse
santamaria a dit:
12 déc 09 à 23 h 16 minQuand tu dis manger, tu entends plus d’une bouchée ? Tu ne précises pas non plus s’il faut qu’il soit amoureux. Parce que t’as beau dire, faire goûter un gâteau qui a l’air d’être au yaourt et à la pomme alors qu’il est au maïs et à la courge, j’ai beau ne pas être boutonneuse ni avoir le système pileux bien développé, c’est comme le coup du gâteau à la carotte, je sais que ça ne passera pas. Et pourtant j’ai même pas lu La Recherche… ( enfin, deux trois volumes, seulement, quand même )
céciloutre a dit:
15 déc 09 à 17 h 47 minMais que désigne “les Grisons” alors ? C’est où ? C’est qui ?
Comme tu le vois, je fais partie de la cible.
Ca a l’air appétissant. ce qui est sûr, c’est que les toulonnais parlent encore et tuojours de ton “carott cake” (j’avais écrit “crott cake” au début!)qui date d’un certain vernissage!
Je viendrais bien à Marseille pour quelques derniers cadeaux de Noel le 22 décembre ; serais-tu libre pour m’accompagner et qu’on se fasse une ptit resto ?
Bisous;
belle lurette a dit:
15 déc 09 à 21 h 32 minMais si, Marie, ça passe très bien ! Il est délicieux ce gâteau ! Et si tu as de la courge à écouler, j’ai une autre recette pas mal du tout, qui demande un peu plus de patience et d’organisation. Un truc à faire pendant les vacances, quoi. Comme la lecture de La Recherche…
belle lurette a dit:
15 déc 09 à 21 h 44 minCécilou, les Grisons, c’est une région où on mange de la raclette à profusion. Tu sais quoi, je vais poster le recette du carrot cake sous peu, ça va pâtisser sévère du côté de Toulon. Et je suis totalement partante pour un resto le 22, comme ça on se met en jambe pour la succession de repas lourds et indigestes à venir. Comme un échauffement pour nos estomacs. Et dimanche soir, c’est le “drunch” de Noël boulevard Tellène, dans le cadre de l’annuel Noël des amis. Pour plus d’explications quant au concept de “drunch”, adresse-toi à Elisa.
santamaria a dit:
15 déc 09 à 22 h 23 minTransparent, le “drunch” ! avec “écouler” et “gris”-ons, beau champ lexical qui me fait comprendre pourquoi ça passe si bien !
Pourquoi tu m’invites pas, moi ?