Velouté de champignons
Pour certains, automne rime avec balades bucoliques en famille, cueillette de champignons et de bogues de châtaignes, couleurs flamboyantes et odeurs de sous-bois, brame du cerf, longues soirées au coin du feu. Et puis pour d’autres, novembre sent la déprime à plein nez. Mathématiquement, cette asthénie s’explique très bien : temps pourri + disparition du soleil vers 17h + 680 euros de taxe d’habitation = le compte est bon.
Pour les urbains qui vivent sous psychotropes dans un petit deux pièces sans cheminée, voici une recette de saison qui dame le pion à la célèbre Richesse d’automne, de Liebig. En ce qui concerne la cueillette des champignons, le primeur du coin fera très bien l’affaire.

Pour 4 personnes :
- 400 g de champignons de Paris
- 300 g de girolles
- 200 g de pommes de terre
- 1 cuillère à soupe d’échalote hâchée (surgelée, c’est pas mal du tout)
- 2 cubes de bouillon de champignon (de la marque Star, par exemple)
- 20 g de beurre
- 20 cl de crème liquide
- du sel et du poivre
Nettoyer les champignons en les passant rapidement sous l’eau. Ôter la partie terreuse des pieds et les couper en deux (les champignons, pas les pieds). Éplucher les pommes de terre et les couper en morceaux pas trop gros.
Dans une sauteuse, faire revenir les girolles dans un peu de beurre. Elles doivent rendre leur eau. Au bout d’une dizaine de minutes, réserver les girolles (et leur jus de cuisson) dans un bol. Faire suer les échalotes dans le restant de beurre, puis ajouter les champignons de Paris. À leur tour, ils doivent rendre leur eau en cuisant. Cela prend une dizaine de minutes. Au bout de ce temps, verser 1 litre d’eau dans la sauteuse, puis ajouter les morceaux de pommes de terre, les girolles (il faut en conserver quelques unes ) et leur jus de cuisson, et les deux cubes de bouillon. Laisser cuire une vingtaine de minutes à petits bouillons.
Quand c’est cuit, il faut mixer les pommes de terres et les champignons avec le bouillon (dans un blender ou à l’aide d’un mixeur plongeant), puis ajouter la crème liquide. Remettre le velouté dans une casserole pour le faire réchauffer quelques minutes, saler et poivrer. Si nécessaire, allonger le velouté en ajoutant un peu de bouillon.
Au moment de servir, verser le velouté très chaud dans les assiettes, et ajouter les girolles mises de côté.
Penser à égailler la table de quelques chrysanthèmes, c’est de saison.
Pour les buses et autres feignasses, il est toujours envisageable de dégainer sa brique de Liebig, mais dans ce cas-là, il va falloir faire preuve de beaucoup de créativité.

yo a dit:
10 nov 09 à 9 h 50 minmiam, ça donne bien envie par cette météo pourrie!!!
Bachi a dit:
10 nov 09 à 20 h 21 minJ’en ai les papilles toutes émues !
Peut-on saupoudrer de quelques délicats pignons de pin ?
belle lurette a dit:
10 nov 09 à 20 h 54 minLis ça, et tu me feras savoir si tu prends le risque : http://www.afssa.fr/Documents/RCCP2009sa0166.pdf
AurelieW a dit:
11 nov 09 à 14 h 25 minC’est sur que la Liebig ne fait pas la poids
cesse a dit:
14 jan 10 à 18 h 58 minAlors à celle-là, je donne la palme du “post” qui est juste hilarant. Mention spéciale pour le brame du cerf et le compte est bon.