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Pain de maïs

Le pain de maïs accompagne merveilleusement une simple salade verte ou une clam showder. Il peut également servir de monnaie d’échange contre de menus services. Le taux de change  qui se pratique couramment dans les 6e et 7e arrondissements de Marseille est d’un pain de maïs contre quatre épilations des sourcils. Concernant l’épilation du maillot, d’âpres négociations sont actuellement en cours, mais c’est loin d’être gagné.

pain de maïs

Pour un pain de maïs ou plusieurs petits :

  • 150 g de farine de maïs (ou, à défaut, de blé)
  • 150 de polenta
  • 2 œufs
  • 25 cl de lait
  • 125 g de beurre salé
  • 10 toastinettes au cheddar (200g)
  • 1 petite boite de maïs au naturel (140 g)
  • 1 sachet de levure
  • 1 pincée de piment fort
  • 1 cuillère à café de sel

Préchauffer le four sur thermostat 7. Mélanger la farine de maïs avec la polenta, la levure, le sel et le piment.

Dans un bol, fouetter les œufs avec le lait, puis ajouter le beurre fondu. Verser le contenu du bol sur les ingrédients secs et mélanger la pâte rapidement.

Couper grossièrement les toastinettes en morceaux et les ajouter à la pâte ainsi que le maïs en grains, préalablement égoutté. Mélanger une dernière fois.

Verser dans un moule, enfourner et faire cuire pendant 40 minutes environ.

On trouve assez facilement de la farine de maïs dans les magasins bio. Attention, cela n’a rien à voir avec la Maïzena (qui, comme tout le monde le sait, est de la fécule de maïs).

D’après une recette parue dans le ELLE à table n°63 (mars/avril 2009).

Le 4 juillet, Belle Lurette met les bouchées doubles et cuisine pour NASSER, trois garçons à la pilosité irréprochable.

Salade de nouilles soba et wakame

Roland Barthes explique dans L’empire des signes qu’ “[...] aucun plat japonais n’est pourvu d’un centre (centre alimentaire impliqué chez nous par le rite qui consiste à ordonner le repas, à entourer ou à napper les mets) ; tout y est ornement d’un autre ornement : d’abord parce que sur la table, sur le plateau, la nourriture n’est jamais qu’une collection de fragments, dont aucun n’apparaît privilégié par un ordre d’ingestion : manger n’est pas respecter un menu (un itinéraire de plats), mais prélever, d’une touche légère de la baguette, tantôt une couleur, tantôt une autre, au gré d’une sorte d’inspiration qui apparaît dans sa lenteur comme l’accompagnement détaché, indirect, de la conversation (qui peut être, elle-même, fort silencieuse) [...]“.

Érotiser simultanément la sémiotique et la nourriture japonaise… Il est vraiment trop fort, Roland.

salade de nouilles soba

Pour 1 personne :

  • 100 g de nouilles soba
  • des algues wakamé déshydratées (quelques grammes suffisent)
  • ½ concombre (si possible de variété noa)
  • de la ciboulette (fraîche ou surgelée)
  • 1 cuillère à soupe de sauce soja Kikkoman
  • 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
  • 1 pincée de nanami (facultatif)

Faire cuire les nouilles soba dans l’eau bouillante salée entre 5 et 8 minutes. Égoutter et passer sous l’eau froide afin de les rafraîchir. Égoutter de nouveau.

Couper le tronçon de concombre en quatre, dans le sens de la longueur. Ôter les graines et émincer finement chaque morceau. Saler les lamelles de concombre et les laisser dégorger quelques minutes dans une passoire. Rincer et égoutter le concombre.

Réhydrater les algues wakamé dans de l’eau chaude. Il faut se méfier de l’algue wakamé qui, lorsqu’elle est déshydratée, n’a vraiment l’air de rien. En revanche, une fois plongée dans l’eau, elle se déploie et voit son volume tripler. Une sorte de monstroplante, en somme. Égoutter les algues, les passer sous l’eau froide et égoutter de nouveau.

Dans un bol, verser l’huile de sésame et la sauce soja. Y ajouter les nouilles soba. Mélanger soigneusement afin d’enduire les nouilles de sauce. Ajouter les algues et les lamelles de concombre, puis la ciboulette. Assaisonner avec un peu de nanami, ou à défaut, avec une pincée de piment de Cayenne (ou de poivre noir). Mélanger une dernière fois avant de déguster.

Customisation envisageable : des oignons frits, de la chair de crabe, des crevettes, des lamelles de poulet, de la courgette jaune crue râpée, des pois gourmands, des asperges …

Les nouilles soba sont de longues pâtes japonaises au sarrasin. On en trouve dans les épiceries asiatiques et les magasins bio.

Le nanami est un mélange de piment, d’écorce d’orange, de graines de sésame et de gingembre. Subtilement hot, un peu comme Roland Barthes.

Amandines aux fruits rouges, pistaches et chocolat blanc

La cerise et la fraise, ça fait deux. Avec l’amande et la pistache (fruits secs à coque passablement caloriques, mais fruits malgré tout), ça fait quatre. Et si on considère que le chocolat blanc est plus ou moins issu de la fève de cacao (c’est presque un fruit, la fève de cacao, non ?), on arrive pile poil aux cinq fruits par jour recommandés par le Programme National Nutrition Santé. Et voilà !

amandines aux fruits rouges

Pour une douzaine de gâteaux irréprochables d’un point de vue nutritionnel :

  • 100 g de farine
  • 100 g de sucre
  • 100 g de poudre d’amandes
  • 100 g de beurre salé
  • 100 g de pistaches décortiquées non salées
  • 150 g de chocolat blanc spécial pâtisserie
  • 3 œufs
  • 2 cuillères à soupe de crème fraîche
  • des fruits rouges (ici, un reliquat de fraises et de cerises de l’AMAP, mais ça doit merveilleusement fonctionner avec des framboises)

Préchauffer le four à 180 °. Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre et la poudre d’amandes. Ajouter le beurre fondu (le micro-ondes a été inventé dans l’unique but de faire fondre le beurre en un temps record, c’est un fait avéré) et les œufs, un par un, en mélangeant bien entre chaque œuf. Ajouter la crème fraiche et mélanger.

Intégrer le chocolat blanc coupé en morceaux pas trop gros, les pistaches puis les fruits rouges (les fraises, selon leur calibre, peuvent être coupées en morceaux, et les cerises dénoyautées ; cela dépend de la motivation de chacun). Mélanger une dernière fois en veillant à ne pas abîmer les fruits.

Répartir la préparation dans des caissettes en papier Tulipia, ou dans des moules en silicone.  Enfourner et laisser cuire une vingtaine de minutes.

Ces gâteaux sont meilleurs le lendemain.