Clam chowder
Cette succulente soupe crémeuse au nom, certes, peu évident à prononcer, est originaire de Nouvelle-Angleterre comme John Fitzgerald Kennedy, Polaroïd, Gilette (la perfection au masculin, quand même) ainsi que les prestigieuses universités de Yale, d’Harvard et de Cambridge. Pas étonnant, donc, qu’elle ait naturellement la classe.

Pour 4 personnes en plat unique (6 si c’est une entrée) :
- 1 kg de palourdes
- 400 g de pommes de terre à chair ferme
- 2 branches tendres de céleri, près du cœur ( environ 100 g)
- 2 oignons
- 100 g de fines tranches de pancetta
- 25 cl de crème fluide légère
- 10 cl de vin blanc
- 30 g de beurre
- 1 cuillère à soupe de farine
- du poivre moulu
Faire tremper les palourdes 1/2 heure dans l’eau froide. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre et les faire cuire à la vapeur ou à l’eau. Elles doivent rester très fermes. Rincer le céleri et le détailler en julienne. Émincer finement les oignons et la pancetta.
Mettre les palourdes dans une sauteuse avec le vin blanc, couvrir et faire ouvrir les coquillages à feu vif (environ 5 minutes). Laisser refroidir et retirer les palourdes de leur coquille. Filtrer et réserver le jus rendu par les coquillages. Hacher grossièrement la chair des palourdes.
Faire revenir les oignons et le céleri dans le beurre. Laisser blondir puis ajouter la pancetta émincée. Laisser cuire à couvert et à feu doux pendant quelques minutes, jusqu’à ce que l’ensemble compote. Ajouter alors la farine en remuant avec une cuillère en bois. Poursuivre la cuisson quelques instants et verser le jus des coquillages et 1/2 litre d’eau.
Couper les pommes de terre cuites en dés et les ajouter dans la sauteuse. Verser la crème et poursuivre la cuisson une dizaine de minutes. Ajouter la chair des palourdes et laisser frémir à feu doux pendant environ 5 minutes. Poivrer. Normalement, il n’est pas nécessaire de saler.
Servir très chaud.
Pour ceux qui auraient la flemme, Campbell’s propose une Clam Chowder (médiocre) en conserve. Encore faut-il la trouver en France.

Bachi a dit:
29 jan 10 à 20 h 46 minMais à quel moment on incorpore la soupe Campbells dans la préparation ?
belle lurette a dit:
30 jan 10 à 17 h 02 minCher Bachi, c’est au moment où l’on réalise que l’on n’a ni palourdes, ni pancetta, ni aucune motivation d’ailleurs qu’on prend la lourde décision d’ouvrir une boite de soupe Campbell’s (ou pire, un sachet lyophilisé de chez Knorr, j’adore). Attention, c’est généralement un des premiers symptômes de la dépression chronique.