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Tapioca au lait de coco

Clairement, ceci n’est pas une recette de saison. Mais de toutes façons, y a plus de saisons et tout fout le camp.

tapioca au lait de coco

Pour 6 personnes :

  • ¾ de litre de lait de coco
  • 70 g de tapioca
  • 50 g de sucre de canne
  • 1 gousse de vanille
  • en option : des bananes (du Cameroun), de la mangue (du Brésil) , des framboises (du Chili), histoire d’alourdir significativement le bilan carbone de ce dessert, et de participer, chacun à sa mesure, au dérèglement climatique global.

Porter le lait de coco à ébullition avec le sucre et la gousse de vanille fendue et grattée (avec la pointe d’un couteau, retirer les petites graines noires et grasses et les mélanger au liquide). Surveiller le tout comme le lait sur le feu. Au moment de l’ébullition, verser le tapioca en pluie dans le lait de coco, mélanger et baisser le feu. Laisser cuire à feu doux une vingtaine de minutes en mélangeant de temps à autres.

Répartir le tapioca cuit dans de petits bols ou ramequins, laisser tiédir. C’est super bon servi à température ambiante. Une fois refroidi (par un séjour au réfrigérateur), le tapioca fige dans le lait de coco, c’est un peu moins divinement crémeux, mais ça reste tout à fait acceptable.

Déguster tel quel ou agrémenté de fruits importés de très, très loin.

Amandines aux fruits rouges, pistaches et chocolat blanc

La cerise et la fraise, ça fait deux. Avec l’amande et la pistache (fruits secs à coque passablement caloriques, mais fruits malgré tout), ça fait quatre. Et si on considère que le chocolat blanc est plus ou moins issu de la fève de cacao (c’est presque un fruit, la fève de cacao, non ?), on arrive pile poil aux cinq fruits par jour recommandés par le Programme National Nutrition Santé. Et voilà !

amandines aux fruits rouges

Pour une douzaine de gâteaux irréprochables d’un point de vue nutritionnel :

  • 100 g de farine
  • 100 g de sucre
  • 100 g de poudre d’amandes
  • 100 g de beurre salé
  • 100 g de pistaches décortiquées non salées
  • 150 g de chocolat blanc spécial pâtisserie
  • 3 œufs
  • 2 cuillères à soupe de crème fraîche
  • des fruits rouges (ici, un reliquat de fraises et de cerises de l’AMAP, mais ça doit merveilleusement fonctionner avec des framboises)

Préchauffer le four à 180 °. Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre et la poudre d’amandes. Ajouter le beurre fondu (le micro-ondes a été inventé dans l’unique but de faire fondre le beurre en un temps record, c’est un fait avéré) et les œufs, un par un, en mélangeant bien entre chaque œuf. Ajouter la crème fraiche et mélanger.

Intégrer le chocolat blanc coupé en morceaux pas trop gros, les pistaches puis les fruits rouges (les fraises, selon leur calibre, peuvent être coupées en morceaux, et les cerises dénoyautées ; cela dépend de la motivation de chacun). Mélanger une dernière fois en veillant à ne pas abîmer les fruits.

Répartir la préparation dans des caissettes en papier Tulipia, ou dans des moules en silicone.  Enfourner et laisser cuire une vingtaine de minutes.

Ces gâteaux sont meilleurs le lendemain.

Crème anglaise à la fève tonka

Que les choses soient claires : l’intérêt majeur de la fève tonka réside dans le fait qu’elle permet à l’amateur de Scrabble un tant soit peu au courant des dernières tendances culinaires de réaliser un joli score (14 points au bas mot). C’est également valable pour le yuzu (22 points) et pour les baies de goji (12 points), fruits superstars de l’année 2009, mais difficilement accessibles au commun des mortels. Le plus ardu  dans cette recette consiste donc à se procurer la fameuse fève tonka. Ceci dit, le commun des mortels peut toujours se rabattre sur la bonne vieille gousse de vanille et se réconforter en pensant que sous peu la fève tonka sera totalement out. La roue tourne, même pour les fruits superstars…

crème anglaise fève tonka

Pour 400 g :

  • 30 cl de lait
  • 3 jaunes d’œufs (avec les blancs, on peut faire des financiers)
  • 60 g de sucre
  • 1 fève tonka

Chauffer doucement le lait dans une casserole. À l’aide d’une petite râpe à épices, râper la moitié de la  fève tonka au dessus de la casserole.

Mettre les jaunes d’œufs avec le sucre dans un grand bol. Fouetter vivement jusqu’à ce que le mélange blanchisse et épaississe un peu. Verser la moitié du lait bouillant en filet mince sur les jaunes d’œufs, tout en fouettant. Transvaser le tout dans la casserole sur feu moyen et faire épaissir la crème en mélangeant constamment. Bien gratter le fond de la casserole pour éviter que la crème ne brûle. La crème est prête lorsqu’elle nappe la cuillère.

Laisser refroidir la crème anglaise et poser sur sa surface un morceau de film alimentaire afin d’éviter la formation d’une pellicule. Réserver au réfrigérateur (pas plus de 24 heures).

D’après La Pâtisserie : 70 recettes illustrées pas à pas chez Marabout.

N.B : À Marseille, on peut se procurer de la fève tonka à l’herboristerie du Père Blaize. Elle dégage un formidable parfum qui rappelle celui de  la colle Cléopâtre.

Dans sa version classique, la crème anglaise est parfumée par l’infusion dans le lait d’une gousse de vanille fendue et grattée (ça, c’est pour ceux qui peinent à trouver de la fève tonka, et qui vont devoir retourner aux fondamentaux).

Et pour revenir au Scrabble, avec “whisky” on totalise 36 points en seulement 6 lettres. Mais c’est nettement moins tendance.