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Crème anglaise à la fève tonka

Que les choses soient claires : l’intérêt majeur de la fève tonka réside dans le fait qu’elle permet à l’amateur de Scrabble un tant soit peu au courant des dernières tendances culinaires de réaliser un joli score (14 points au bas mot). C’est également valable pour le yuzu (22 points) et pour les baies de goji (12 points), fruits superstars de l’année 2009, mais difficilement accessibles au commun des mortels. Le plus ardu  dans cette recette consiste donc à se procurer la fameuse fève tonka. Ceci dit, le commun des mortels peut toujours se rabattre sur la bonne vieille gousse de vanille et se réconforter en pensant que sous peu la fève tonka sera totalement out. La roue tourne, même pour les fruits superstars…

crème anglaise fève tonka

Pour 400 g :

  • 30 cl de lait
  • 3 jaunes d’œufs (avec les blancs, on peut faire des financiers)
  • 60 g de sucre
  • 1 fève tonka

Chauffer doucement le lait dans une casserole. À l’aide d’une petite râpe à épices, râper la moitié de la  fève tonka au dessus de la casserole.

Mettre les jaunes d’œufs avec le sucre dans un grand bol. Fouetter vivement jusqu’à ce que le mélange blanchisse et épaississe un peu. Verser la moitié du lait bouillant en filet mince sur les jaunes d’œufs, tout en fouettant. Transvaser le tout dans la casserole sur feu moyen et faire épaissir la crème en mélangeant constamment. Bien gratter le fond de la casserole pour éviter que la crème ne brûle. La crème est prête lorsqu’elle nappe la cuillère.

Laisser refroidir la crème anglaise et poser sur sa surface un morceau de film alimentaire afin d’éviter la formation d’une pellicule. Réserver au réfrigérateur (pas plus de 24 heures).

D’après La Pâtisserie : 70 recettes illustrées pas à pas chez Marabout.

N.B : À Marseille, on peut se procurer de la fève tonka à l’herboristerie du Père Blaize. Elle dégage un formidable parfum qui rappelle celui de  la colle Cléopâtre.

Dans sa version classique, la crème anglaise est parfumée par l’infusion dans le lait d’une gousse de vanille fendue et grattée (ça, c’est pour ceux qui peinent à trouver de la fève tonka, et qui vont devoir retourner aux fondamentaux).

Et pour revenir au Scrabble, avec “whisky” on totalise 36 points en seulement 6 lettres. Mais c’est nettement moins tendance.

Fondant à la châtaigne

CHÂTAIGNE [ʃɑtεɳ] n.f.  latin castanea, du grec kastanon.

1♦ Fruit du châtaignier, formé d’une masse farineuse enveloppée d’une écorce lisse de couleur brun rougeâtre et renfermée dans une cupule verte, hérissée de piquants.

Les châtaignes, si on omet d’en ôter la bogue, sont fort indigestes.

2♦ Fam. Coup de poing.

→ Elle lui a flanqué une sacrée châtaigne avant de lui tirer son sac Jérome Dreyfuss.

3♦ Expr. Œuvre cinématographique qui se caractérise par la recherche constante d’une esthétique de la tergiversation. Par extension, film qu’on regarde avec concentration en attendant qu’il se passe quelque chose  tout en sachant pertinemment qu’il ne se passera rien. La présence de dialogues  (ou de soliloques)  ayant pour thèmes récurrents la philosophie, la psychanalyse, la sexualité, ou encore les conversations quotidiennes et prosaïques traitées en interminables plans fixes sont autant d’ indices pertinents. Rien sur Robert, Comment je me suis disputé …(ma vie sexuelle), Le journal du séducteur, Peindre ou faire l’amour, La petite Lili, Mort à Venise, L’ennui et, globalement, les films de Rohmer, Resnais, Desplechin et/ou avec V. Bruni Tedeschi, J. Balibar, M. Amalric, M. Poupaud appartiennent à cette catégorie.

Séraphine n’est pas un navet, en revanche c’est une belle châtaigne !


fondant à la châtaigne

Pour 6 fondants individuels ou 1 gros fondant à partager :

  • 1 boite de 500 g de crème de marrons
  • 4 œufs
  • 80 g de beurre salé

Attention, contrairement à ce qui se passe généralement dans les châtaignes (ou parfois dans la vraie vie), tout va aller très vite .

Dans un grand bol, mettre le beurre coupé en petits dés et le faire fondre au micro-ondes (environ 30 secondes à pleine puissance. Ne pas oublier de couvrir le bol d’un film alimentaire, sinon l’intérieur du four risque fort de se retrouver crépi de beurre fondu). Pendant ce temps, s’emparer de la boite de crème de marrons et l’ouvrir. Vider méticuleusement la crème de marrons dans le grand bol contenant le beurre fondu. Racler la boite à l’aide d’une maryse. Mélanger intimement la crème de marrons et le beurre. Casser les œufs en séparant les blancs des jaunes. Ajouter les jaunes à la préparation crème de marrons/beurre fondu.  Monter les blancs en neige. Ils doivent être très fermes (le mieux est d’utiliser un batteur électrique).  Détendre l’appareil à la crème de marrons en lui incorporant la moitié des blancs en neige, sans trop de ménagement. Quand l’appareil est assoupli, lui ajouter le reste de blancs en neige précautionneusement, un peu comme pour une mousse au chocolat. Verser la préparation dans des ramequins individuels ou dans un moule. Racler le bol et lécher la maryse.

Enfourner (four préchauffé thermostat 6/180 °) pour environ 15 minutes (pour les ramequins individuels) à 25 minutes. Au terme de la cuisson, le centre du gâteau est encore un tout petit peu tremblant.

Ce gâteau est encore meilleur le lendemain. Il se déguste tel quel, sobrement, ou lubriquement inondé de crème anglaise à la fève tonka. En revanche, il ne se démoule pas.

Chaque année se tient la fête de la châtaigne au Revest du Bion. En 2010, la première édition du Festival International de la Châtaigne (F.I.C) se déroulera à Aurel. Cannes, son tapis rouge et ses marches peuvent trembler : question châtaigne, le Vaucluse est dans la place.

Merci à Céline et Élisa qui, mieux que personne, savent parler de la châtaigne.

Carrot cake

Ceci est la meilleure recette de carrot cake du monde*. En toute modestie.

carrot cake

Pour 8 personnes, voire plus :

  • 480 g de carottes râpées
  • 4 œufs
  • 300 g de farine
  • 240 g de sucre roux
  • 150 de beurre salé mou
  • 150 g de noix
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 cuillère à café de gingembre en poudre
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide
  • 20 g de gingembre confit (facultatif. Non, finalement, pas facultatif)
  • 250 g de mascarpone à température ambiante
  • 80 g de sucre glace
  • le jus d’1/2 citron

Préchauffer le four à 180 °C (th 6). Dans un saladier, battre les œufs et le sucre jusqu’à obtenir une consistance mousseuse et légère. Ajouter le beurre très mou (mais pas fondu) puis la farine, la levure, le bicarbonate, la cannelle, le gingembre en poudre, la vanille. Mélanger jusqu’à homogénéisation. Réduire les noix en une poudre grossière (utiliser un blender). L’ajouter à l’appareil. Enfin, incorporer les carottes râpées et le gingembre confit coupé en très petits morceaux.

Verser la préparation dans un moule (ici, un moule à charnière rond de 21 cm de diamètre et de 6 cm de haut), chemisé de papier sulfurisé et enfourner pour 40 minutes environ. Au terme de la cuisson, la lame d’un couteau planté au centre du gâteau doit ressortir sèche.

Préparer le glaçage : mélanger au batteur le mascarpone, le sucre glace et le jus du demi citron. Réserver au frais.

Le lendemain, démouler le gâteau et le napper de glaçage à l’aide d’une spatule souple ou, à défaut, d’un couteau.

Ce gâteau se conserve au frais.

* Sondage Ipsos réalisé auprès d’un échantillon non représenatif de Toulonnais totalement  acquis à la cause.

Et puisque c’est de saison, voici le cadeau bonus de Noël.