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Fondant à la châtaigne

CHÂTAIGNE [ʃɑtεɳ] n.f.  latin castanea, du grec kastanon.

1♦ Fruit du châtaignier, formé d’une masse farineuse enveloppée d’une écorce lisse de couleur brun rougeâtre et renfermée dans une cupule verte, hérissée de piquants.

Les châtaignes, si on omet d’en ôter la bogue, sont fort indigestes.

2♦ Fam. Coup de poing.

→ Elle lui a flanqué une sacrée châtaigne avant de lui tirer son sac Jérome Dreyfuss.

3♦ Expr. Œuvre cinématographique qui se caractérise par la recherche constante d’une esthétique de la tergiversation. Par extension, film qu’on regarde avec concentration en attendant qu’il se passe quelque chose  tout en sachant pertinemment qu’il ne se passera rien. La présence de dialogues  (ou de soliloques)  ayant pour thèmes récurrents la philosophie, la psychanalyse, la sexualité, ou encore les conversations quotidiennes et prosaïques traitées en interminables plans fixes sont autant d’ indices pertinents. Rien sur Robert, Comment je me suis disputé …(ma vie sexuelle), Le journal du séducteur, Peindre ou faire l’amour, La petite Lili, Mort à Venise, L’ennui et, globalement, les films de Rohmer, Resnais, Desplechin et/ou avec V. Bruni Tedeschi, J. Balibar, M. Amalric, M. Poupaud appartiennent à cette catégorie.

Séraphine n’est pas un navet, en revanche c’est une belle châtaigne !


fondant à la châtaigne

Pour 6 fondants individuels ou 1 gros fondant à partager :

  • 1 boite de 500 g de crème de marrons
  • 4 œufs
  • 80 g de beurre salé

Attention, contrairement à ce qui se passe généralement dans les châtaignes (ou parfois dans la vraie vie), tout va aller très vite .

Dans un grand bol, mettre le beurre coupé en petits dés et le faire fondre au micro-ondes (environ 30 secondes à pleine puissance. Ne pas oublier de couvrir le bol d’un film alimentaire, sinon l’intérieur du four risque fort de se retrouver crépi de beurre fondu). Pendant ce temps, s’emparer de la boite de crème de marrons et l’ouvrir. Vider méticuleusement la crème de marrons dans le grand bol contenant le beurre fondu. Racler la boite à l’aide d’une maryse. Mélanger intimement la crème de marrons et le beurre. Casser les œufs en séparant les blancs des jaunes. Ajouter les jaunes à la préparation crème de marrons/beurre fondu.  Monter les blancs en neige. Ils doivent être très fermes (le mieux est d’utiliser un batteur électrique).  Détendre l’appareil à la crème de marrons en lui incorporant la moitié des blancs en neige, sans trop de ménagement. Quand l’appareil est assoupli, lui ajouter le reste de blancs en neige précautionneusement, un peu comme pour une mousse au chocolat. Verser la préparation dans des ramequins individuels ou dans un moule. Racler le bol et lécher la maryse.

Enfourner (four préchauffé thermostat 6/180 °) pour environ 15 minutes (pour les ramequins individuels) à 25 minutes. Au terme de la cuisson, le centre du gâteau est encore un tout petit peu tremblant.

Ce gâteau est encore meilleur le lendemain. Il se déguste tel quel, sobrement, ou lubriquement inondé de crème anglaise à la fève tonka. En revanche, il ne se démoule pas.

Chaque année se tient la fête de la châtaigne au Revest du Bion. En 2010, la première édition du Festival International de la Châtaigne (F.I.C) se déroulera à Aurel. Cannes, son tapis rouge et ses marches peuvent trembler : question châtaigne, le Vaucluse est dans la place.

Merci à Céline et Élisa qui, mieux que personne, savent parler de la châtaigne.

Carrot cake

Ceci est la meilleure recette de carrot cake du monde*. En toute modestie.

carrot cake

Pour 8 personnes, voire plus :

  • 480 g de carottes râpées
  • 4 œufs
  • 300 g de farine
  • 240 g de sucre roux
  • 150 de beurre salé mou
  • 150 g de noix
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à café de cannelle en poudre
  • 1 cuillère à café de gingembre en poudre
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide
  • 20 g de gingembre confit (facultatif. Non, finalement, pas facultatif)
  • 250 g de mascarpone à température ambiante
  • 80 g de sucre glace
  • le jus d’1/2 citron

Préchauffer le four à 180 °C (th 6). Dans un saladier, battre les œufs et le sucre jusqu’à obtenir une consistance mousseuse et légère. Ajouter le beurre très mou (mais pas fondu) puis la farine, la levure, le bicarbonate, la cannelle, le gingembre en poudre, la vanille. Mélanger jusqu’à homogénéisation. Réduire les noix en une poudre grossière (utiliser un blender). L’ajouter à l’appareil. Enfin, incorporer les carottes râpées et le gingembre confit coupé en très petits morceaux.

Verser la préparation dans un moule (ici, un moule à charnière rond de 21 cm de diamètre et de 6 cm de haut), chemisé de papier sulfurisé et enfourner pour 40 minutes environ. Au terme de la cuisson, la lame d’un couteau planté au centre du gâteau doit ressortir sèche.

Préparer le glaçage : mélanger au batteur le mascarpone, le sucre glace et le jus du demi citron. Réserver au frais.

Le lendemain, démouler le gâteau et le napper de glaçage à l’aide d’une spatule souple ou, à défaut, d’un couteau.

Ce gâteau se conserve au frais.

* Sondage Ipsos réalisé auprès d’un échantillon non représenatif de Toulonnais totalement  acquis à la cause.

Et puisque c’est de saison, voici le cadeau bonus de Noël.

Millas remanié

Ou comment faire manger de la courge à une frange de population globalement hostile à l’ingestion de citrouille (l’ adolescent efflorescent ; le trentenaire barbu et urbain, qui  différencie difficilement une betterave d’une aubergine et qui croit dur comme fer que le grison -vague cousin assonant du bison- est un animal comestible, rapport à la viande des Grisons).

Malheureusement, cette recette ne fonctionne ni avec les choux de Bruxelles, ni avec le foie de veau.

millas remanié

Pour un moule à cake :

  • 800 g de courge pelée et épépinée
  • 125 g de sucre
  • 125 g de farine de maïs (pas de polenta ni de fécule, de la FARINE)
  • 3 œufs
  • 60 g de beurre fondu
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 toute petite pincée de gingembre en poudre et/ou de cannelle moulue (facultatif)
  • 100 g de cerneaux de noix
  • une bouteille de sirop d’érable

Faire cuire à la vapeur la courge coupée en morceaux pendant 30 minutes. Une fois cuite, laisser la courge s’égoutter.

Dans un grand bol, écraser la courge (elle ne doit pas rendre trop d’eau, sinon, il faut retirer l’excédent) à l’aide d’une fourchette ou d’un presse-purée. Ajouter le sucre, la farine, les épices et la levure. Mélanger, puis ajouter les œufs, le beurre fondu et l’extrait de vanille. Mélanger encore.

Préchauffer le four thermostat 7. Verser l’appareil dans un moule en silicone, ou dans un moule traditionnel beurré. Cuire 35 minutes environ (la lame du couteau enfoncée dans le gâteau doit ressortir sèche).

Laisser refroidir. Démouler et arroser copieusement de sirop d’érable. Parsemer de cerneaux de noix. Prévoir un supplément de sirop et de noix pour les gourmands invétérés. Fonctionne aussi avec du caramel liquide.

On trouve de la farine de maïs dans les magasins bio.

Petite précision sémantique : le millas est une préparation à base de maïs, issue du sud-ouest. Il n’y a apparemment aucun consensus autour de la recette, vu qu’on trouve des millas salés avec du gruyère ou de la sauce tomate, d’autres aromatisés à la fleur d’oranger, au pastis, à l’amande amère.

Au début des années 90, Michel Gondry a fait manger du mia à pas mal de gens. Et c’était plutôt bon.