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Pommes au four à la pâte de spéculoos

La pâte de spéculoos. Certainement ce que la Belgique a fait de mieux depuis l’invention de la frite et Vive La Fête.

pommes au four à la pâte de spéculoos

Pour 6 personnes :

Préchauffer le four thermostat 6. Rincer les pommes. Les évider à l’aide d’un couteau pointu, d’un économe ou d’un évide-pomme, si on est particulièrement bien outillé. Ce qu’il faut avoir en tête au moment de l’opération, c’est que plus on creuse la pomme, plus il faudra mettre de pâte de spéculoos pour combler la cavité formée. La Nature a horreur du vide. À l’aide d’une petite cuillère, remplir les pommes de pâte de spéculoos. Ne pas y aller de main morte.

Mettre les pommes dans un plat et enfourner pour environ 40 à 50 minutes. À la sortie du four, les pommes sont molles, moches et ratatinées. Dans ce cas très précis, ce n’est pas l’apparence qui compte.

Déguster tiède ou froid.

On trouve de la pâte de spéculoos dans les grandes surfaces (mais visiblement plus au Super U d’Endoume). Et si on n’en trouve pas, on peut toujours rejoindre sur Facebook le groupe des amateurs de pâte de spéculoos, et , de rage, pourrir leur mur.

Confiture de méréville au poivre long & à la vanille

L’un des principes fondamentaux d’une amap consiste à refourguer à ses adhérents des fruits et des légumes embarrassants. Il n’est pas question ici des ribambelles de  laitues ou des quintaux de patates qui s’abattent sur le-dit adhérent dès les premiers frimas. Non, ça, ce sont des denrées simples à exploiter, familières et rassurantes. Par “embarrassants”, il faut entendre obscurs, à l’apparence ingrate, et qui suscitent invariablement perplexité et inquiétude au moment d’en tirer quelque chose de comestible. Quelqu’un sait-il, par exemple, ce que l’on peut faire d’un chou rave, à part, bien entendu, attendre lâchement qu’il meure de sa belle mort dans les tréfonds du bac à légumes ? De toute évidence, personne. Eh bien, la courge gigérine, parfois appelée courge barbarine (il n’y a pas de mystère), est du même acabit. La seule manière de l’accommoder est de la confire longuement dans le sucre. Ce n’est qu’à ce prix qu’elle se laisse déguster, transmuée en une merveilleuse veloutine ambrée.

confiture de méréville

Pour 6 pots :

  • 2 kg de pastèque à confiture pelée et épépinée (soit environ 2,5 kg avant transformation)
  • 1,5 kg de sucre cristal
  • 2 citrons non traités
  • 1 gousse de vanille
  • 3 baies de poivre long
  • beaucoup, beaucoup de temps libre

La première étape est une épreuve physique : il faut, à l’aide d’un gros couteau (voire d’une machette) éventrer la courge. C’est cruel, mais c’est ainsi. C’est d’une bonne dose de patience qu’il convient de s’armer pour la suite. Parce qu’à partir de là, la réalisation de la confiture va s’étaler sur près de 48 heures. C’est toujours bon à savoir avant de se lancer dans une telle entreprise. Donc, à l’aide du couteau, tronçonner la courge, ôter la peau et les nombreux pépins. Détailler la chair en tout petits cubes (1/2 cm environ), ou confier cette tâche vraiment ingrate à quelqu’un d’autre. Peser les cubes de courge : au bout d’une heure de labeur, il doit y en avoir 2 kg. Laver les citrons et les couper en très fines rondelles, ôter les pépins. Dans une très grande sauteuse, un wok à fond épais ou une bassine à confiture, verser les dés de courge, les rondelles de citron, le sucre, les grains de poivre brisés en deux. Fendre la gousse de vanille puis la couper en 6 morceaux. Ajouter la vanille au reste de la préparation et mélanger intimement. Laisser macérer 24 heures, ou au moins une nuit.

À ce stade, la courge a rendu beaucoup d’eau. Faire cuire à petits bouillons pendant au moins 1 h 30. La préparation doit prendre une consistance sirupeuse et une couleur dorée, les dés de courge deviennent translucides. Laisser refroidir et reposer, si possible jusqu’au lendemain. Pendant ce temps, vaquer à ses occupations.

Reprendre la cuisson au moins 1/2 heure. La confiture est prête quand, déposée sur un récipient froid, elle se fige. Si ce n’est pas le cas, il faut poursuivre la cuisson. Pendant ce temps, porter un gros volume d’eau à ébullition dans une marmite ou une grande casserole et y plonger les pots ainsi que leurs couvercles.  Au bout de quelques minutes, sortir les pots et les mettre à l’envers sur un torchon propre, avec les couvercles. Laisser sécher.

Mettre la confiture brûlante dans les pots, en répartissant correctement la vanille, le poivre et le citron. Fermer soigneusement les pots et les retourner, le temps que la confiture refroidisse complètement.

En Provence, la courge gigérine (ou citre), est appelée méréville.

Cookies au chocolat blanc & aux noix de macadamia

Les jours raccourcissent, le mauvais temps s’installe, la sinistrose gagne du terrain, dans les médias, il n’y en a que pour Jean Sarkozy, Filip Nikolic est mort, le soleil aussi. Dans la mesure où la fabrication de MDMA pose d’épineux et nombreux problèmes, il va falloir, de toute évidence, se rabattre sur la confection de cookies. Quoi qu’il en soit, il est beaucoup moins embarrassant de proposer des cookies à ses collègues de travail à l’heure de la pause café.

cookies chocolat blanc noix de macadamia

Pour une vingtaine de cookies (soit beaucoup de bonheur en perspective) :

  • 120 g de beurre mou
  • 220 g de farine
  • 200 g de cassonade (ou de sucre blanc)
  • 1 œuf
  • 1/2 cuillère de bicarbonate (facultatif)
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 200 g de chocolat blanc à pâtisser
  • 100g de noix de macadamia
  • 1 pincée de sel

Préchauffer le four à 140 °. Dans un saladier, mélanger la cassonade, le sel, la farine, la levure, le bicarbonate et l’extrait de vanille. Ajouter l’œuf et le beurre mou (surtout, surtout pas fondu, sinon ça ne fonctionne pas). Mélanger avec les mains, c’est encore ce qui marche le mieux, et en plus ça détend.

Casser le chocolat en morceaux ni trop gros, ni trop petits (utiliser un gros couteau et couper des morceaux de la taille d’un demi carreau). Passer très rapidement les noix de macadamia dans un hachoir ou un blender. Elles ne doivent pas être réduites en poudre mais en morceaux.

Ajouter les noix et le chocolat à la pâte à cookies. Utiliser ses mains pour mélanger le tout…hmmm, c’est bon. À ce stade de la recette, le plus dur consiste à ne pas bouloter la pâte crue, ce qui est très tentant.

Former des boules de la taille d’une balle de golf. Déposer ces boules sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé en veillant à les espacer suffisamment. Enfourner pour une douzaine de minutes. Les cookies sont cuits quand ils ont pris une très légère teinte dorée. Il faut alors les décoller de la plaque de cuisson avec moult précautions (en utilisant une spatule, par exemple) car ils sont très mous. Ils durciront rapidement une fois posés sur une assiette ou un plateau.

Ne pas hésiter à en offrir généreusement à ses proches, surtout s’ils travaillent dans l’Education Nationale ou chez France Télécom.

D’après la merveilleuse recette d’Adeline.