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Financiers aux noisettes & au raisin muscat

Les polyphénols de pépins de raisin sont les plus puissants anti-oxydants du monde végétal. Et c’est le Professeur Vercauteren, spécialiste mondial des polyphénols, qui l’affirme. Alors bien sûr, les pépins de raisin qui craquent sous la dent à chaque bouchée, ça peut en agacer certains. Personne n’a dit que lutter contre le vieillissement cutané était une partie de plaisir…

financiers noisettes raisins

Pour une cure d’anti-radicaux libres (6 gros financiers ou 12 petits) :

  • 100 g de beurre
  • 3 blancs d’œufs
  • 100 g de sucre glace
  • 40 g de farine
  • 50 g de poudre de noisettes
  • 1 cuillère à soupe de miel liquide
  • 1 petite grappe de raisin muscat (choisir de petits grains)

Préchauffer le four à th 6 (180°). Faire chauffer le beurre dans une casserole jusqu’à ce qu’il sente la noisette et prenne une couleur ambrée. Laisser tiédir.

Fouetter un peu les blancs d’œufs pour les faire mousser, ajouter le sucre, la farine, la poudre de noisettes, le miel puis le beurre tiédi. Bien remuer pour obtenir une pâte lisse et brillante.

Répartir la pâte dans des moules à financiers en silicone (sinon, beurrer et fariner les moules). Insérer quelques grains de raisin (4 ou 5 dans de gros moules) dans la pâte.

Faire cuire une quinzaine de minutes (un peu moins si les moules sont petits). Les financiers doivent être à peine dorés.  Démouler et laisser tiédir.

Posologie : un à deux financiers par jour, selon l’état de décrépitude du sujet. En cas de sénescence prématurée, ne pas hésiter à doubler la dose, et à lui adjoindre un complément en polyphénols sous forme liquide. Dans ce cas précis, un bon verre de rouge est tout indiqué. Parce que oui, le vin est un médicament.

Effets secondaires indésirables : culotte de cheval, peau d’orange, adipopexie.

D’après la recette des financiers aux amandes dans Cuisine et vins de France n°88, Novembre 2002.

Cheesecake aux abricots, un peu comme à Gênes

Gênes. Son climat capricieux, son aquarium, son pesto. Et son cheesecake aux abricots, un truc de dingue, servi sur la  ravissante terrasse du restaurant Ombre Rosse, à deux pas du duomo di San Lorenzo.

cheesecake aux abricots

Pour un moule de 20 cm de diamètre :

  • 250 g de palets bretons (soit 16 biscuits)
  • 40 g de beurre demi-sel
  • 250 g de mascarpone
  • 250 g de ricotta
  • 110 g de cassonade ou de sucre
  • 15 g (2 sachets) de sucre vanillé
  • 3 œufs
  • 8 à 10 abricots
  • 1 cuillère à soupe de sucre

Réduire les biscuits en miettes en les passant quelques secondes au mixer (pas trop longtemps, sinon les miettes s’agglomèrent). Mélanger la poudre de biscuits et le beurre (pas trop froid) dans un récipient. Répartir cette pâte dans un moule (si possible à charnière) au préalable tapissé de papier sulfurisé. Tasser et placer au congélateur 10 minutes (ou 30 minutes au réfrigérateur). Préchauffer le four à 160 °C.

Dans un récipient mélanger le mascarpone, la ricotta, la cassonade et le sucre vanillé. Fouetter jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Ajouter les œufs un à un, en mélangeant bien entre chaque œuf.

Sortir le moule du congélateur et y verser la préparation.

Verser de l’eau bouillante dans un plat posé sur la grille inférieure du four (ou directement dans la lèchefrite) et poser le moule sur la grille supérieure. Cuire 1h à 1h15 (le centre du cheesecake ne doit plus être liquide).

Pendant ce temps, rincer les abricots et les couper en deux. Poêler les moitiés d’abricot et ajouter une cuillère à soupe de sucre pour les faire légèrement caraméliser sur les deux faces.

Quand le cheesecake est cuit, le sortir du four et le laisser tiédir. Disposer les oreillons d’abricots sur le gâteau en les serrant bien, côté bombé dessus. Couvrir de film alimentaire et laisser figer au réfrigérateur au moins 3 h avant de déguster. Il atteindra la consistance idéale après 12h.

D’après La pâtisserie 70 recettes illustrées pas à pas (Marabout) et la recette de la tarte à la ricotta et aux framboises, magazine Saveurs n°168 (juin 2009).

Ombre Rosse

Vico Indoratori 20-22-24 r

16123 Genova

Salade de fruits d’été à la verveine

En ville, quand on possède un balcon, un morceau de terrasse ou le moindre petit carré de verdure, on jouit du privilège de planter quelques herbes aromatiques dans des jardinières, et de les regarder mourir, invariablement. C’est ce qu’on appelle le cycle infructueux de la Nature : les plantes arrivent toutes pimpantes de chez le marchand de plantes (qui ne vend que des variétés “increvables”), puis perdent fleurs, feuilles, parfois même racines, sèchent (ou pourrissent, selon la saison), et prennent une magnifique apparence minérale. C’est immuable, c’est comme ça, c’est la Nature. La Nature est une belle saloperie.

salade de fruits d'été à la verveine

Pour 4 citadins :

  • 1 tranche de pastèque (si possible génétiquement modifiée et donc sans pépins)
  • 2 nectarines ou brugnons (peu importe la couleur)
  • 1 petite grappe de raisin (idem)
  • 1 barquette de framboises, soit environ 125 g
  • quelques feuilles de verveine, mais ça fonctionne bien avec de la menthe ou du basilic (mais pas avec de la ciboulette) fraîchement cueillies du jardin, ou sous cellophane.
  • 1 ou 2 cuillères à soupe de sirop à la violette (ou de ce qu’on a sous la main : sureau, airelles, grenadine…)

Rincer les brugnons, le raisin et les framboises. Couper en dés (pas trop gros et de même taille) la pastèque et les brugnons. Émincer très très finement la verveine, sinon les feuilles ont tendance à râper la langue, ce qui est fort déplaisant. Dans un saladier, mélanger les dés de brugnon et de pastèque avec les grains de raisin, la verveine et le sirop. Ajouter les framboises à la fin, délicatement, afin qu’elles ne s’écrasent pas. Servir très frais.

Pour se réconcilier avec Mère Nature, rien de tel que les conseils avisés de Bear Grylls, ou la lecture de Lucrèce.