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Poivrons marinés

Mieux vaut ne pas se voiler la face, d’ici peu de temps, le sachet plastique aura totalement disparu. Eradiqué des grandes surfaces et des commerces de proximité. Le polyéthylène n’a plus la cote : place au cabas en coton bio équitable.  Les saccuplastikophiles ont tout intérêt à bien gérer leurs stocks, parce que dans une décennie, tout au plus, le sac plastique sera devenu vintage, donc tendance (un peu comme le papier peint à motifs moches ou le minitel). Le mieux est donc de se constituer dès à présent une petite réserve (qu’on pourra toujours bazarder sur eBay en temps voulu), et de prendre contact avec la très sérieuse Association des Collectionneurs de Sacs Plastique Publicitaires (ACSPP).

poivrons marinés

Pour 4 pébrons :

  • 4 gros poivrons rouges, on peut même panacher avec des verts, voire des jaunes (mais gare au rastafarisme, tout de même)
  • 1 belle gousse d’ail
  • de l’huile d’olive
  • sel et poivre
  • 1 sac en plastique, propre et pas troué.

Préchauffer le four (température maximale). Laver et sécher les poivrons. Les enfourner, posés sur une lèche frite ou dans un grand plat au préalable garni de papier sulfurisé. Retourner régulièrement les poivrons afin que toutes les faces noircissent.

C’est à ce moment qu’intervient le sac plastique. Sortir les poivrons du four et les enfermer encore chauds dans le sachet. Attention, risque de brûlure maximal. Faire un noeud avec les poignées et mettre ce petit paquetage de côté, en attendant qu’il refroidisse. Sortir les poivrons de leur emballage, les éplucher (opération grandement facilitée par le séjour du poivron dans le sac) et les épépiner.

Les découper en lanières puis les disposer dans un plat. Saler, poivrer, ajouter l’ail passé au presse-ail. Recouvrir d’huile d’olive et laisser mariner quelques heures ou une nuit au réfrigérateur.

Bon à savoir : les effets combinés de l’ail et du poivron peuvent gravement nuire à toute forme de vie sociale. A éviter donc dans les heures qui précèdent un rendez-vous chez le dentiste, une répèt’ à la chorale ,une folle nuit d’amour ou un cours d’aérobic.

Taboulé à peu près Libanais

Week-end du 14 Juillet. La grande migration annuelle commence, et avec elle son lot de pique-niques fastidieux. L’aire d’autoroute devient le théâtre de franches lippées ou de frugales collations, et s’extirpent de glacières Butagaz toutes sortes de denrées savamment enveloppées de papier aluminium ou emballées à la va vite dans un morceau de cellophane. Parfois, c’est à la boutique de la station service Total qu’il faut se ravitailler, tant le départ matinal s’est fait dans la précipitation. Alors, on hésite vaguement entre le sandwich club poulet-crudités Sodebo on se souvient surtout du goût,  et le taboulé oriental Martinet le traiteur intraitable. Dommage, avec un brin d’anticipation et d’organisation, c’est un taboulé presque libanais qui aurait pu figurer au menu.

taboulé à peu près libanais

Pour 4 à 6 juillettistes :

  • 200 g de céréales gourmandes Tipiak (soit un sachet du mélange blé, orge, avoine, soja)
  • 1 belle tomate (de type coeur de boeuf)
  • 1 ou 2 oignons tige (cébettes)
  • une poignée de cranberries (ou autres fruits secs : raisins, abricots coupés en morceaux, dattes…)
  • un bouquet de menthe
  • un bouquet de coriandre
  • un petit bouquet de persil plat
  • un citron
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • du sel et du poivre

Faire cuire les céréales à la sauteuse ou au micro-ondes :

A la sauteuse : Porter 25 cl d’eau salée à ébullition dans une sauteuse. Hors du feu, ajouter le sachet de céréales et une cuillère d’huile d’olive. Remettre sur feu doux et laisser cuire une ou deux minutes en mélangeant régulièrement. Eteindre le feu, couvrir et laisser gonfler 10 minutes.

Au micro-ondes :Verser le sachet et 1/4 de litre d’eau salée dans un saladier. Ajouter une cuillère d’huile d’olive. Couvrir avec un film et placer 4 minutes au micro-ondes.

Laisser refroidir les céréales. Faire gonfler les cranberries (ou autres fruits secs) dans un bol d’eau chaude. Laver et couper la tomate en tout petits cubes. Détailler l’oignon en petits morceaux. Réserver les morceaux de tomate et d’oignon dans un bol.

Faire gonfler les cranberries (ou autres fruits secs) dans un bol d’eau chaude.

Laver et sécher la menthe, la coriandre et le persil. Détacher les feuilles et les hacher finement. La meilleure méthode (enfin, la plus rapide et la plus simple) consiste à mettre les feuilles dans un verre un peu haut et à introduire dans le verre une paire de ciseaux. Il suffit alors de ciseler les feuilles à l’intérieur du verre. Très efficace.

Quand les céréales ont un peu refroidi, presser le citron en évitant de laisser les pépins dans le jus. Verser ce jus sur les céréales (ajuster en fonction de l’acidité souhaitée). Ajouter l’huile d’olive (environ 2 cuillères à soupe, mais là aussi, tout dépend de l’addiction de chacun à l’huile d’olive), saler et poivrer. Verser sur les céréales les morceaux de tomate et d’oignon, ainsi que les cranberries égouttées. Terminer en ajoutant la menthe, la coriandre et le persil ciselés en abondante quantité. Mélanger, goûter, rectifier l’assaisonnement (encore un peu d’huile d’olive, non ?).

Réserver au frais (la glacière Butagaz est parfaite pour ça).

En fait, ce taboulé est tellement distingué qu’il pourrait s’inviter à une garden-party.

Pour les puristes que l’approximation irrite, voici une recette un peu plus orthodoxe.

Salade de tortellini

Quelle penderie digne de ce nom ne recèle pas, sagement pendue à son cintre ou lamentablement esquichée contre ses semblables, faute de place, une parfaite petite robe noire ? LA robe de toutes les situations, celle qu’on peut judicieusement accessoiriser et porter en n’importe quelle circonstance plus ou moins festive de l’existence (mariage de la cousine Sylvaine, bar-mitsva, entretien d’embauche de la dernière chance, courses au Super U …) ? Cette salade de pâtes est, en quelque sorte, la petite robe noire des dînettes estivales : égayée d’une chiffonnade de jambon de Parme, elle fait merveille lors d’une garden partie ; agrémentée de quelques billes de mozzarella di buffala, elle devient star du pique-nique ;  deux ou trois copeaux de parmesan et une poignée de pignons de pin et hop, elle vole la vedette aux grillades du barbecue.

salade de tortellini

Pour quatre personnes :

  • un paquet de 250 g de Tortellini con Prosciutto e Formaggio Barilla
  • 100 g de pesto (en conserve, c’est très bien)
  • une douzaine de tomates séchées à l’huile
  • 250 g de tomates cerises
  • une grosse poignée de roquette
  • une larme de vinaigre balsamique
  • sel et poivre
  • quelques accessoires : jambon de Parme, copeaux de parmesan, billes de mozzarella, pignons de pin…

Faire cuire les tortellini comme indiqué sur le paquet (c’est à dire une douzaine de minutes dans de l’eau bouillante salée) . Pendant ce temps, laver et couper les tomates cerises en deux, détailler les tomates séchées en lanières. Rincer et sécher la roquette.

Quand les pâtes sont cuites, les égoutter soigneusement et les mettre dans un saladier. Ajouter le pesto sur les pâtes encore chaudes, et mélanger afin qu’elles s’en imprègnent bien. Laisser refroidir quelques minutes.

Ajouter les tomates cerises et les lanières de tomates séchées, mélanger encore une fois.

Disposer dans chaque assiette un peu de roquette sur la salade de tortellini. Assaisonner d’une goutte de vinaigre, de sel et de poivre.

Accessoiriser, savourer et méditer.