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Soupe aux épinards

La soupe n’est plus franchement de saison. Tout le monde déteste les épinards. Et, cerise sur le pompon, la photo est super moche.

Un peu d’indulgence, c’est la reprise.

soupe aux épinards

Pour 6 bols :

  • 500 g d’épinards frais
  • 400 g de pommes de terre
  • 1 poireau
  • 2 litres de bouillon de légumes
  • du mascarpone ou de la crème fraiche épaisse
  • un peu de noix de muscade
  • du sel
  • du beurre salé
  • des grissini, si possible de facture artisanale

Émincer le poireau. Le faire suer dans une sauteuse avec un peu de beurre salé. Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en dés. Verser le bouillon et porter à ébullition. Laisser cuire une vingtaine de minutes, les pommes de terre doivent être tendres. Ajouter ensuite les épinards lavés et équeutés. Cuire une dizaine de minutes.

Mixer la soupe, saler et assaisonner de noix de muscade.

Servir avec une cuillère de crème ou de mascarpone et des grissini. Le truc avec les grissini, c’est de les casser en petits bouts et de les utiliser comme des croûtons dans la soupe. Sauf que c’est meilleur, et que, phonétiquement, grissini c’est bien plus classe que croûton.

Et pour les amateurs de chanson à texte et de bon goût, voici un bonus de qualité discutable, mais néanmoins réjouissant.

Clam chowder

Cette succulente soupe crémeuse au nom, certes, peu évident à prononcer, est  originaire de  Nouvelle-Angleterre comme John Fitzgerald Kennedy, PolaroïdGilette (la perfection au masculin, quand même) ainsi que les prestigieuses universités de Yale, d’Harvard et de Cambridge. Pas étonnant, donc, qu’elle ait naturellement la classe.

clam chowder

Pour 4 personnes en plat unique (6 si c’est une entrée) :

  • 1 kg de palourdes
  • 400 g de pommes de terre à chair ferme
  • 2 branches tendres de céleri, près du cœur ( environ 100 g)
  • 2 oignons
  • 100 g de fines tranches de pancetta
  • 25 cl de crème fluide légère
  • 10 cl de vin blanc
  • 30 g de beurre
  • 1 cuillère à soupe de farine
  • du poivre moulu

Faire tremper les palourdes 1/2 heure dans l’eau froide. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre et les faire cuire à la vapeur ou à l’eau. Elles doivent rester très fermes. Rincer le céleri et le détailler en julienne. Émincer finement les oignons et la pancetta.

Mettre les palourdes dans une sauteuse avec le vin blanc, couvrir et faire ouvrir les coquillages à feu vif (environ 5 minutes). Laisser refroidir et retirer les palourdes de leur coquille. Filtrer et réserver le jus rendu par les coquillages. Hacher grossièrement la chair des palourdes.

Faire revenir les oignons et le céleri dans le beurre. Laisser blondir puis ajouter la pancetta émincée. Laisser cuire à couvert et à feu doux pendant quelques minutes, jusqu’à ce que l’ensemble compote. Ajouter alors la farine en remuant avec une cuillère en bois. Poursuivre la cuisson quelques instants et verser le jus des coquillages et 1/2 litre d’eau.

Couper les pommes de terre cuites en dés et les ajouter dans la sauteuse. Verser la crème et poursuivre la cuisson une dizaine de minutes. Ajouter la chair des palourdes et laisser frémir à feu doux pendant environ 5 minutes. Poivrer. Normalement, il n’est pas nécessaire de saler.

Servir très chaud.

Pour ceux qui auraient la flemme, Campbell’s propose une Clam Chowder (médiocre) en conserve. Encore faut-il la trouver en France.

Soupe crémeuse aux topinambours

NASSER joue à la Machine à Coudre vendredi 4 décembre. Le rapport avec les topinambours ? Aucun.

soupe crémeuse aux topinambours

Pour 4 à 6 personnes :

  • 1,3 kg de topinambours
  • 400 g de pommes de terre (farineuses, pour la soupe)
  • 1 poireau
  • 2 cubes de bouillon (de volaille ou de légumes)
  • 25 cl de crème liquide légère
  • du sel et du poivre
  • des graines de pavot ou de sésame noir (absolument nécessaires, c’est pour la déco)

Faire pré cuire les topinambours non pelés une vingtaine de minutes à l’eau bouillante (ou dans un cuit-vapeur). Les laisser tiédir. La partie ingrate de la recette consiste à peler les topinambours, et c’est rien de le dire. Adoucir la tâche en écoutant ghb, par exemple. Essayer de peler les topinambours en rythme, juste pour voir.

Éplucher les pommes de terre. En comparaison, c’est de la rigolade. Les couper en  cubes . Nettoyer soigneusement le poireau (en le coupant en rondelles et en les faisant tremper un petit moment dans l’eau).

Porter à ébullition 2 litres d’eau et y laisser dissoudre les cubes de bouillon. Ajouter les rondelles de poireau, les pommes de terre et les topinambours pelés et coupés en morceaux de la taille des cubes de pommes de terre. Couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes. Les pommes de terre et les topinambours doivent être tendres.

Quand ils sont cuits, sortir les légumes du bouillon à l’aide d’une écumoire. Les passer au blender en ajoutant un peu de bouillon afin obtenir une soupe mixée mais pas totalement lisse. Il est possible de rajouter du bouillon, mais la soupe ne doit pas être trop liquide (elle doit avoir la consistance d’une purée).  Saler et poivrer. Réserver cette soupe au chaud, dans une casserole.

Prélever un tiers de la soupe à l’aide d’une louche et la mettre dans le blender. Ajouter la crème liquide et mixer quelques instants, jusqu’à ce que le mélange mousse. Rectifier l’assaisonnement.

Répartir la soupe très chaude dans les assiettes et verser dessus la crème mousseuse. Saupoudrer de graines de pavot ou de sésame noir.  Apprécier.

D’après la recette du cappuccino de topinambour aux magrets fumés, dans Cuisine et vins de France n°88 (Novembre 2002).